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 Environnement macroéconomique

(Indicateurs clés)

 

1a- Indicateur global d’environnement macroéconomique (Observatoire Europe-Afrique 2030)  
1b- Environnement macroéconomique (Forum Economique Mondial)
1c- Taille des marchés (Forum Economique Mondial) 
2- Taxonomie de la croissance économique en Afrique subsaharienne (Banque Mondiale)
3- Indicateurs macroéconomiques de l’année en cours (BAfD, Coface)      
4- Perspectives économiques régionales – Afrique subsaharienne (FMI)    
5- Efficacité du système financier (Forum Economique Mondial) 
6- Indice de compétitivité industrielle (UNIDO)    
7- Indice de compétivité manufacturière (Deloitte) 
8- Coûts invisibles (Banque Mondiale)  
9- Niveau de performance des places financières africaines (index GFCI)  

10- Risque de crédit / Notation de la dette (Fitch, Moody’s, Standard and Poor’s) 

 

 

1a- Indicateur global “Environnement macroéconomique” (Observatoire Europe-Afrique 2030)

L'”Environnement économique” s’est sérieusement dégradé en 2020, principalement sous l’effet de la pandémie COVID.

 

Source: Compilation de plusieurs sources par l’Observatoire Europe-Afrique 2030 » (Banque Africaine de Développement, COFACE). L’indicateur composite “Environnement économique” intègre les critères “Croissance du PIB”, “Inflation”, “Solde budgétaire”, “Balance commerciale” et “Risque économique”.

L’étiquette “pays” affiche la performance de l’année 2019 à gauche et la performance de l’année 2020 à droite.

Date de dernière mise à jour de la carte: Août 2021.

Echelle de notation couleurs

 

1b- Environnement macroéconomique

La qualité de l’environnement macroéconomique des 15 pays africains couverts par l’Observatoire est fortement contrastée. L’Afrique du sud, le Maroc et Maurice atteignent des scores très satisfaisants, à la hauteur des meilleurs pays comparateurs. Le Bénin, le Cameroun et la Côte d’Ivoire sont également dans une position favorable. A contrario, la qualité médiocre de l’environnement macroéconomique en Angola et en Egypte  est particulièrement pénalisante pour les investisseurs.

Source: Forum Economique Mondial.

Date de dernière mise à jour du graphique: Mai 2020

Note: Le pays affichant le meilleur score au niveau mondial est la Corée du sud (score: 92,8)




1c- Taille des marchés

Cinq marchés représentent les plus gros enjeux en valeur: Afrique du sud, Algérie, Egypte, Maroc et Nigéria. 

Source: Forum Economique Mondial.

Date de dernière mise à jour du graphique: Juin 2020

Note 1: Le pays affichant le meilleur score au niveau mondial est la Chine (score: 100)

Note 2:  Le 10ème “Pilier de compétitivité”, intitulé “Taille du marché” est élaboré par le Forum Economique Mondial à partir de l’évolution du logarithme des indicateurs suivants: “Gross domestic product” et “Imports of goods and services”. Le pays ayant le marché le plus important se voit attribuer l’indice 100.

 

2- Taxonomie de la croissance économique en Afrique subsaharienne (Banque Mondiale)

Les vents contraires extérieurs dus à la progression du commerce mondial et à l’incertitude des politiques – ainsi qu’à la mauvaise gestion économique – ont fait des ravages dans les pays d’Afrique subsaharienne au cours de la période 2015-2019, mettant ainsi à l’épreuve le degré de résilience de la croissance dans l’ensemble de la région. Par rapport à la taxonomie rapportée dans l’édition d’avril 2019 d’Africa’s Pulse, l’Ouganda est passé de la position intermédiaire à la position bien établie. La Guinée-Bissau et le Mali ont été déclassés de la position de progression à la position intermédiaire, São Tomé e Príncipe et le Soudan sont passés de la position intermédiaire à une situation de recul, tandis que l’Afrique du Sud est passée de la situation de recul à une décroissance.

Source: Africa’s Pulse Report – Octobre 2019 – Volume 20 – Banque Mondiale.

Source : Indicateurs du développement dans le monde, Banque mondiale.

Date de dernière mise à jour du graphique: Octobre 2019

Remarque : La taxonomie de la croissance compare le taux annuel moyen de croissance du PIB entre les périodes 1995-2008 et 2015-2019 à des seuils prédéfinis. Ces seuils correspondent aux 33e et 67e percentiles du taux de croissance annuel moyen de 44 pays d’Afrique subsaharienne au cours de la période 1995-2008, soit respectivement 3,5 et 5,4 %. Une fois les seuils établis, la taxonomie classe la performance de croissance en cinq groupes : a) distancés, b) en recul, (c) coincés au milieu, d) en progression et e) établis.

3- Indicateurs macroéconomiques de l’année en cours

Entre 2019 et 2020, l’évolution des indicateurs macroéconomiques a été extrêmement contrastée selon les pays:

  • L’Afrique du sud, le Maroc, Maurice et la Tunisie ont été les plus touchés par la récession.
  • L’inflation a été particulièrement élevée en Angola, en Ethiopie, au Ghana et au Nigéria
  • Les balances courantes sont toutes déficitaires, à l’exception de l’Afrique du sud
  • Le risque économique “pays” du Sénégal est passé de A4 à B.

Pour mémoire, en 2019:

  • La croissance du PIB avait été supérieure à 5% au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Egypte, en Ethiopie, au Ghana, au Kenya et au Sénégal. A l’opposé, les économies d’Afrique du Sud, d’Angola et de Tunisie étaient restées en dessous de 2%.
  • L’inflation s’échelonnait entre -0,1% (Bénin) et +17% (Angola).
  • Les balances courantes étaient toutes déficitaires, à l’exception de l’Angola.

Sources: Banque Africaine de Développement, Coface.

Echelle de notation du critère “Risque économique pays” (7 niveaux): A1 (risque très faible), A2, A3, A4, B, C, D (risque extrême).

Date de dernière mise à jour du tableau: Août 2021.



4- Perspectives économiques régionales-Afrique subsaharienne (FMI)

Source: FMI – Extraits de “Perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne – Octobre 2021”.

La croissance de l’Afrique subsaharienne devrait s’établir à 3,7 % en 2021, puis à 3,8 % en 2022. Ce rebond plus que bienvenu découle pour l’essentiel d’une nette embellie du commerce mondial et des cours des produits de base. Des récoltes favorables ont aussi contribué à augmenter la production agricole. Pour autant, la reprise devrait être plus lente que dans les pays avancés, d’où un écart de revenus grandissant. Ce dernier devrait perdurer à moyen terme, en partie du fait des différences d’accès aux vaccins, mais aussi en raison des disparités manifestes dans les mesures publiques de soutien.

Les perspectives demeurent extrêmement incertaines et risquent d’être révisées à la baisse. La reprise dépend notamment du rythme de la pandémie mondiale et de la campagne de vaccination dans la région. Elle est aussi exposée aux perturbations de l’activité mondiale et des marchés financiers

(…) les disparités et les inégalités à l’échelle mondiale transparaissent aussi en Afrique subsaharienne. Les écarts entre les pays de la région s’expliquent une fois encore pour partie par les différences sur le plan de la vaccination et des mesures publiques de soutien.

La crise a aussi mis en évidence de grandes différences de résilience, qui ont accentué la vulnérabilité préexistante et creusé les écarts entre les pays de la région. La comparaison entre les pays riches et pauvres en ressources naturelles montre que la structure économique diversifiée de ces derniers a non seulement tempéré les effets de la crise, mais leur a aussi permis de s’adapter assez vite à la situation.

Le creusement des écarts entre les pays est allé de pair avec des disparités dans les pays eux-mêmes, sachant que la pandémie a été particulièrement éprouvante pour les populations les plus vulnérables de la région. Alors que quelque 30 millions de personnes ont basculé dans l’extrême pauvreté, la crise a aggravé les inégalités, non seulement entre les catégories de revenu, mais aussi entre les zones géographiques infranationales, ce qui peut accroître le risque de tensions sociales et d’instabilité politique. Dans ce contexte, la hausse des prix des denrées alimentaires, couplée à la diminution des revenus, compromet les progrès antérieurs en matière de réduction de la pauvreté, de santé et de sécurité alimentaire.

Alors que la pandémie se poursuit, les autorités des pays d’Afrique subsaharienne doivent faire face à un environnement de plus en plus difficile et complexe. Les dirigeants sont confrontés à trois enjeux budgétaires majeurs : 1) répondre aux besoins urgents de dépenses de développement de la région ; 2) maîtriser la dette publique ; 3) augmenter les recettes fiscales dans un contexte où des mesures supplémentaires sont en général peu appréciées.

La politique monétaire a aussi été entravée. À l’échelle de la région, l’inflation moyenne s’inscrira en légère hausse en 2021, mais elle devrait ensuite fléchir en 2022, une fois que les déséquilibres provoqués par la pandémie disparaîtront et que les cours des produits de base se modéreront. Cependant, par la suite, à mesure que l’économie des pays de la région commencera à se redresser, le contexte dans lequel s’inscrit la politique monétaire évoluera et illustrera probablement les disparités grandissantes dans la région.

En l’absence d’une aide financière et d’une assistance technique extérieures, les trajectoires de reprise divergentes de l’Afrique subsaharienne et du reste du monde pourraient se transformer en lignes de fracture permanentes, ce qui mettrait en péril des décennies de progrès durement acquis. Jusqu’à présent, les organisations internationales et les donateurs se sont mobilisés rapidement pour venir en aide à la région.

Une intervention multilatérale plus poussée s’avère indispensable, compte tenu des besoins de financement élevés de la région et du creusement de l’écart avec le reste du monde. L’allocation de droits de tirage spéciaux (DTS) en août a augmenté les réserves de la région, ce qui a en partie allégé le fardeau des autorités tandis qu’elles pilotent la reprise économique de leur pays. Par la suite, le transfert volontaire de DTS des pays ayant une position extérieure solide vers ceux qui ont les plus gros besoins pourra encore amplifier les effets de la nouvelle allocation de DTS. En outre, l’initiative de suspension du service de la dette (ISSD) a accordé un répit indispensable et a été prolongée jusqu’à fin 2021. (…).

Pour l’avenir, le potentiel de la région demeure intact. Ces trente prochaines années, la population mondiale devrait croître d’environ 2 milliards de personnes. Cette croissance aura lieu pour moitié dans la seule Afrique subsaharienne. Cette tendance constitue le principal défi pour la région, mais elle représente aussi peut-être sa plus grande chance. Elle renferme un réservoir grandissant d’hommes et de femmes talentueux et ingénieux, un milliard d’individus supplémentaires dialoguant et cherchant tous des solutions nouvelles pour améliorer leur sort et celui de leurs communautés.

Pour exploiter ce potentiel, des réformes audacieuses et porteuses de transformations seront nécessaires. Cependant, la menace des changements climatiques et le processus de transition énergétique à l’échelle mondiale signifient aussi que l’Afrique subsaharienne devra peut-être adopter un modèle de croissance tout à fait différent.

Bien que la région soit celle qui contribue le moins aux émissions de dioxyde de carbone dans le monde, avec moins de 3 % du total mondial, elle est peut-être la plus exposée aux chocs climatiques. Les dirigeants des pays d’Afrique subsaharienne devront donc lutter contre les changements climatiques en combinant mesures d’adaptation et d’atténuation. Malheureusement, toutes ces mesures sont coûteuses.

Pour autant, même si ces coûts sont élevés, ils sont nettement inférieurs à ceux de l’inaction. En l’absence de ces dépenses, l’Afrique subsaharienne pourrait devoir faire face à un nombre grandissant de crises humanitaires liées au climat, ce qui détournera l’attention des autorités du développement à plus long terme et freinera la capacité de la région à s’intégrer dans l’économie mondiale. Devant le peu de solutions existantes, mobiliser des financements extérieurs auprès d’acteurs des secteurs public et privé sera une priorité essentielle pour la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. En cas de réussite, la région sera prête à tenir la promesse du siècle africain, en contribuant à un avenir plus prospère et plus vert.

 

Prévisions à court-terme de la croissance du PIB 

Prévisions à court-terme des investissements 

Prévisions à court-terme de l’emploi 

Prévisions à court-terme du solde budgétaire 

Prévisions à court-terme de la balance des paiements courante

Prévisions à court-terme des investissements

Prévisions à court-terme de l’inflation 

 

5- Efficacité du système financier

L’Afrique du sud et Maurice se démarquent des 13 autres pays africains analysés par la qualité de leurs systèmes financiers respectifs.

Source: Global Competitiveness Report 2019 – Forum Economique Mondial.

Date de dernière mise à jour du graphique: Juin 2020

Note 1: Le pays le mieux noté au plan mondial est Hong-Kong (score: 91,4).

Note 2: Les principaux critères pris en compte par le Forum Economique Mondial pour l’élaboration du Pilier n°9 “Système financier” sont les suivants:  Domestic credit to private sector; Financing of SMEs; Venture capital availability; Market capitalization; Insurance premium;   Soundness of bank; Non-performing loans; Credit gap; Banks’ regulatory capital ratio.

6- Indice de compétitivité industrielle (UNIDO)

On observe un important écart de compétitivité industrielle entre l’Afrique et les autres régions du monde. A l’exception de l’Afrique du Sud, les pays d’Afrique subsaharienne se situent dans les quintiles inférieurs de l’indice CIP. 14 sur 22 des pays les moins développés dans l’indice CIP se trouvent en Afrique subsaharienne. Nombre de ces pays ont subi un processus de désindustrialisation depuis 1990.

 

Echelle de notation couleurs

Source: UNIDO – Competitive Industrial Performance Report 2020.

Date de dernière mise à jour du graphique: Avril 2021.

Note: L’indice CIP 2020 évalue et compare la compétitivité industrielle de 150 pays. Il indique si le secteur manufacturier d’un pays contribue à son développement. L’indice CIP mesure le degré de succès des industries d’un pays dans la production et la vente de leurs produits sur les marchés intérieur et extérieur et, partant, leur contribution aux changements structurels et au développement. L’indice CIP couvre trois dimensions principales: i) la capacité de produire et d’exporter des produits manufacturés, ii) l’approfondissement et la modernisation technologiques, et iii) l’impact mondial. Plus les scores sont élevés dans l’une des trois dimensions, plus la compétitivité industrielle du pays et son indice CIP sont élevés.

 

Le graphique ci-dessous reprend les mêmes données que le précédent, mais se focalise sur les 15 pays africains couverts par l’Observatoire (hors pays comparateurs), permettant ainsi de mieux visualiser les contrastes entre pays.

Source: UNIDO – Competitive Industrial Performance Report 2020.

Date de dernière mise à jour du graphique:  Avril 2021.

 

 

 

 

 

7- Indice de compétitivité manufacturière

L’Afrique du sud et l’Egypte se trouvent aux 24e et 36e rang dans la liste des 38 pays étudiés dans le cadre de l’indice de compétitivité manufacturière (Deloitte).  Ils devraient passer respectivement aux 25e et 35e rang à l’horizon des 5 prochaines années.

 

Source: Deloitte

 

8- Coûts invisibles

Les coûts supportés par les entreprises sont de trois types :

  • Les coûts directs liés au processus de production (travail, intrants physiques, capital, énergie).
  • Les coûts indirects liés à la logistique, à la mise sur le marché et au respect des réglementations.
  • Les coûts invisibles, correspondant aux pertes subies par l’entreprise du fait de la mauvaise qualité de l’environnement des affaires.
  • Sur les 15 pays d’Afrique couverts par l’Observatoire, l’Afrique du sud, le Maroc et Maurice sont les seuls où les coûts invisibles demeurent à un niveau raisonnable, du même ordre qu’en Chine et en Inde.
  • Dans tous les autres pays, les coûts invisibles sont anormalement élevés. Ils sont particulièrement pénalisants en Angola.

Lien vers l’etude de cas couts invisibles_080816

 

Note: Les sept critères constitutifs de l’indicateur sont les suivants: 1.01 (Crime organisé); 1.13 (Degré de corruption); 2.02 (Qualité des infrastructures routières); 2.09 (Accès à l’électricité); 7.07 (Efficacité des formalités aux frontières); 9.01 (Facilités de crédit au secteur privé); 11.1 (Coût de création d’une activité).

Source: Observatoire Europe-Afrique 2030. Données obtenues par compilation des indicateurs du rapport “The Global Competitiveness Report” – 2019 – World Economic Forum.

Date de dernière mise à jour du tableau:  Mai 2020

Echelle de notation couleurs

 

 

 

 

 

9- Risque de crédit / Notation de la dette (Fitch, Moody’s, Standard and Poor’s)

Les pays africains les mieux “notés” sont l’Afrique du sud, le Maroc et Maurice. Tous les autres pays présentent un risque élevé sur le remboursement de leur dette. 

 

Source: Trading Economics.

Date de dernière mise à jour du tableau: Avril 2020.

Note: La grille de couleurs utilisée pour le tableau ci-dessus est basée sur l’indice “The Trading Economics credit rating (TE Rating)” sur une échelle de 0 (risque très élevé) à 100 (pas de risque). La correspondance entre les barèmes des agences de notation et le “TE rating” est indiquée dans le tableau suivant.



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